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Auto-entrepreneur, SASU ou EURL : quel statut choisir en 2026 ?

6 min de lecture Par

Par Lucas Ferrand — 18 mars 2026

Auto-entrepreneur, EI, EURL, SASU : quatre statuts, quatre logiques différentes. Le choix du statut juridique conditionne vos charges, votre protection sociale, votre fiscalité et votre capacité à développer votre activité. Voici un comparatif complet pour faire le bon choix en 2026.

Vue d’ensemble : les 4 statuts comparés

Critère Auto-entrepreneur EI (classique) EURL SASU
Création Gratuite, en ligne Gratuite, en ligne 200-1 500 € 200-2 000 €
Charges sociales 12,3-23,2 % du CA ~45 % du bénéfice ~45 % de la rémunération ~55-65 % du salaire brut
Impôt IR (VFL possible) IR ou IS (option) IR ou IS IS (IR option 5 ans)
TVA Franchise possible Franchise possible Assujetti Assujetti
Déduction charges Non (forfait) Oui (réel) Oui (réel) Oui (réel)
Responsabilité Patrimoine séparé Patrimoine séparé Limitée aux apports Limitée aux apports
Plafond CA 77 700 / 203 100 € Aucun Aucun Aucun
Comptabilité Livre des recettes Comptabilité complète Comptabilité complète Comptabilité complète

Comparez les statuts en fonction de votre situation

Protection des donnees
RGPD et conformite — Photo : cottonbro studio / Pexels

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Auto-entrepreneur : l’idéal pour démarrer

Pour qui : ceux qui testent une activité, les side-hustlers, les freelances avec moins de 83 600 € de CA en services.

Reglementation
Obligations légales — Photo : RDNE Stock project / Pexels

Avantages :

  • Création instantanée et gratuite
  • Comptabilité ultra-simplifiée
  • Pas de charges si pas de CA
  • Franchise de TVA possible

Limites :

  • Impossible de déduire vos charges réelles
  • Plafond de CA limitant
  • Protection sociale minimale
  • Image parfois perçue comme « moins pro » par certains grands comptes

EI classique : la liberté sans plafond

Pour qui : les indépendants qui dépassent les plafonds AE ou ont des charges réelles importantes à déduire.

Depuis 2022, le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel est automatiquement séparé du patrimoine professionnel. L’EI classique offre donc une protection similaire à une société, avec moins de formalisme.

Point d’attention : les charges sociales sont calculées sur le bénéfice réel (~45 %), ce qui est significativement plus élevé que le forfait auto-entrepreneur.

EURL : la société solo flexible

Pour qui : les freelances qui veulent optimiser leur fiscalité, séparer patrimoine personnel et professionnel, et prévoir une évolution (associés, investisseurs).

Avantage clé : le choix entre IR et IS. A l’IS, vous pouvez vous verser un salaire modéré et compléter par des dividendes (soumis aux prélèvements sociaux à 17,2 % seulement, hors la fraction dépassant 10 % du capital social qui est assujettie aux cotisations TNS).

Inconvénient : comptabilité obligatoire, formalisme juridique (statuts, AG annuelle, comptes annuels), coût de gestion 1 000-2 500 €/an.

SASU : le statut premium

Pour qui : ceux qui veulent le statut d’assimilé salarié (meilleure couverture sociale), prévoient de lever des fonds, ou cumulent avec un emploi salarié (pas de cotisations RSI).

Avantage clé : le président de SASU est assimilé salarié. Il bénéficie du régime général de la sécurité sociale : meilleures prestations maladie, retraite, chômage (sous conditions). Les dividendes ne sont soumis qu’à la flat tax de 30 %.

Inconvénient majeur : le coût. Pour vous verser 3 000 € net, il faut débourser environ 5 500-6 000 € en charges patronales et salariales. C’est le statut le plus cher en termes de charges sociales.

Quel profil pour quel statut ?

  • Side-hustler qui teste → Auto-entrepreneur. Zéro risque, zéro coût fixe.
  • Freelance installé (CA < 70k€) → Auto-entrepreneur. Optimisation maximale grâce au forfait.
  • Freelance installé (CA > 70k€) → EURL à l’IS. Optimisation fiscale avec le mix salaire/dividendes.
  • Consultant qui vise les grands comptes → SASU. Le statut assimilé salarié rassure et ouvre des portes.
  • Entrepreneur qui veut lever des fonds → SASU. Structure adaptée à l’entrée d’investisseurs.

Les pièges à éviter

  1. Choisir la SASU « parce que ça fait pro » : si vous facturez 40 000 €/an, les charges vous mangeront vivant
  2. Rester auto-entrepreneur trop longtemps : au-delà de 50-60k€ de CA en services, les autres statuts deviennent souvent plus avantageux
  3. Négliger les frais de gestion : une société coûte 1 000-3 000 €/an en comptabilité et formalités
  4. Oublier l’ACRE : quelle que soit la forme, l’ACRE réduit vos cotisations de 50 % la première année
  5. Décider seul : un rendez-vous avec un expert-comptable (souvent gratuit en premier RDV) peut vous faire économiser des milliers d’euros

Quel statut est fait pour vous ?

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Questions fréquentes

Quel est le meilleur statut pour débuter ?

La micro-entreprise (auto-entrepreneur) est idéale pour tester une activité : création gratuite, comptabilité simplifiée, charges proportionnelles au CA. Si tu prévois plus de 50-70k € de CA annuel ou des investissements importants, pars directement sur une SASU ou EURL.

Quelle différence entre SASU et EURL ?

La SASU (société par actions) te place en régime général de la Sécurité sociale comme assimilé salarié (meilleures protections, mais charges plus élevées sur salaire). L’EURL (SARL unipersonnelle) te place en régime indépendant (TNS) avec des charges moins élevées mais une protection sociale réduite. La SASU est plus souple pour faire entrer des investisseurs.

Peut-on changer de statut en cours de route ?

Oui, tu peux passer de micro-entreprise à SASU/EURL quand ton activité se développe, ou d’EURL à SASU si tu souhaites changer de régime social. Le changement nécessite de fermer l’ancienne structure et d’en créer une nouvelle, ou dans certains cas de transformer la société (formalités juridiques). Anticipe la transition pour éviter les interruptions d’activité.

Quel statut protège le mieux mon patrimoine personnel ?

La SASU et l’EURL protègent ton patrimoine personnel grâce à la responsabilité limitée : en cas de dettes, seul le capital social est engagé. Depuis 2022, la micro-entreprise offre aussi cette protection (sauf faute de gestion). Évite juste de te porter caution personnelle pour des prêts professionnels.

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Lucas Ferrand Lucas Ferrand accompagne les créateurs de side-business depuis 2017. Ancien consultant en stratégie chez un cabinet parisien, il a quitté le salariat en 2019 pour lancer trois micro-entreprises en parallèle — dont deux rentables dès la première année. Depuis, il partage ses méthodes, ses échecs et ses outils sur SideBizStarter. Son approche : zéro bullshit, zéro investissement initial démesuré, 100% actionnable. Il a formé plus de 200 entrepreneurs via des ateliers CCI et intervient régulièrement dans des podcasts business francophones.